B34

From SAS
Jump to: navigation, search

alala !

notre problématique passe simplement du mono, à l'oligo, au poly, au macro. Ainsi le commerce fut longtemps un monopsone local, un olipsone des entreprises, pour devenir un polypsone égulé par les Etats, et aujourd'hui c'est l'émergence du macropsone. La philosophie fut celle des monologos (avec Dieu), de l'oligologos (réalisme logique), puis avec l'imprimerie celle du polylogos (idéalisme mathématique répandu) et aujourd'hui de la complexité du macrologos (idéréalisme (*) neuronumérique).

Ce qui est intéressant c'est la considération des méthodes d'approfondissement de la réflexion personnelle, de groupe (schole), publique (sociétale), planétaire (coalitions - terme utilisé par le sommet mondial sur la société de l'information). Le monologos conduit à la foi, l'oligologos aux systèmes, le polylogos aux alliances : à nous de trouver les conditions du macrologos et de ses "multiconsensus" (consensus sur la compréhension réciproque des divergences).

Ce travail est un travail de diktyologie (du grec diktyos : réseau). Nous apprenons actuellement sur un cas sans doute typique de virologie institutionnelle (ce qui est en défaut est la santé publique) de l'interligence du "tout est lié" écologique.

Moi, toi, nous, chacun. L'humanité s'est dotée des outils nécessaires (monnaie, médecine, éducation, numérique, -craties, etc.) à nous de les conjuguer dans le contexte de la multitude ontique pour en gouverner harmonieusement la vicariance de nos incapacités temporaires. Un mot devient commun et non plus utopique, c'est celui d'"humanitaire" où l'objet d'intérêt commun de nos soins est l'humanité elle-même dans son homo-généité.

jfc

Idéréalisme : le débat moderne résulte de l'irréductibilité conceptuelle entre réalisme (Aristote - Thomas d'Aquin) et idéalisme (Platon - Descartes). La complexité (à l'origine du post moderne) la résout par leur intrication. On le comprend aisément par leurs Bugs : Aristote, naturaliste a tout établit par rapport à la nature. Descartes s'est planté dans les règles de la méthode : ceci est simple à percevoir à partir de sa quatrième règle ("passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre") qui est impossible pour deux raisons :

1) l'homme n'en a pas la sapience (accumulation des savoirs) et 2) la nature est évolutivement capacitive : son capax est sa capacité d'adaptation à ses propres auto-organisations critiques (sources de ses évolutions qu'elle valide par sélection naturelle) (Per Bak) ; l'homme n'a donc pas la capacité de savoir ce qu'il va advenir après la "singularité" d'une "catastrophe" mathématique (René Thom).

Le post-shannonien que nous vivons (mal en nous en tenant à TCP/IP) est néguentropique. Il est réaliste (réalité) de comprendre que notre idéalisme nous fait progresse au sein de rebonds mutuels.




-- Vous recevez ce message, car vous êtes abonné au groupe Google Groupes "medito". Pour vous désabonner de ce groupe et ne plus recevoir d'e-mails le concernant, envoyez un e-mail à l'adresse medito+unsubscribe@googlegroups.com. Cette discussion peut être lue sur le Web à l'adresse https://groups.google.com/d/msgid/medito/5e8ef494.1c69fb81.dbf41.123bSMTPIN_ADDED_MISSING%40gmr-mx.google.com.



Echange trés intéressant, car ma lecture de la situation est aux antipodes des deux votres. C'est là qu'est AMHA l'apport aporétique de la situation.

1) ma lecture de ce qui nous arrive est une "singularité", c'est à dire une incapacité à s'en sortir selon des solutions connues. Crash-test.

Dans de tels cas : 1.1. ou c'est l'apocalypse et le monde s'effondre, 1.2. ou c'est l'application de la théorie mathématique des bifurcations (René Thom) - dont Erik Christopher Zeeman a fait la "théorie des catastrophes"; alors que Per Bak l'étudiait sous l'aspect de l'auto-organisation critique de la nature.

Ma lecture se poursuit, comme je l'avais indiqué dans un précédent mail par la capacité de bifurcation nouvelle, que j'appelle capax, de la nature. Le premier actuellement connu étant le "big-bang". Dans ce cas là la nature 1) saute par dessus l'impossibilité (crash) et 2) s'adapte à cette résolution de l'impossible (c'est l'évolution naturelle, ensuite validée par sélection naturelle).

On 08:44 10/04/2020, richard wild said: Le 10/04/2020 à 08:20, MK a écrit : Interessant. La question est à mon avis plus profonde.

2) Oui! Cette profondeur nouvelle a été décelée par Poincaré (analyse du problème à n corps, avec pour conséquences le chaos déterministe et la complexité). Pour la traiter il nous fallait une approche neuronique puissante (informatique) du "tout tiers considéré" (réseau). Cela a mis 90 ans.

Infléchir un mouvement vers la mise en réseau qui ne sert que des intérêts de contrôle centralisateur et clampe les capacités d'adaptation qui sont toujours locales.

Attention le "réseau" ne sert qu'à lier des quiddités par des syllodonnées (données entre les données liées).

Par contre il est vrai que la manière dont a été limité TCP/IP (par Bob Kahn en 1974 pour la NSA) et la suite qui m'a été opposée (1986, pour imposer cette limitation à la technologie alors internationalement prévalente) visait à interdire l'interopérabilité intelligente des contenus (ce que j'appelle les services étendus, en partie jouables par les OPES - modificateurs du contenu au fil de l'eau), a obligé à la télématique actuelle (centralisation à partir des/pour les GAFGovs). Toute ma carrière a été d'explorer comment dans la pratique, la "co-vie" augmentée [mon job de 84-86] était possible (chacun chez soi son autonomie/efficace protégé par le déploiement et la concertation avec l'autonomie/efficace des autres, sans coordination/volonté pseudo-divine centrale).

Entre les deux, il me semble qu'il y ait quand même un espace, disons "régional" ... ou institutionnel. A ne pas négliger.

En fait non. Régional impliquerait une gradation. Institutionnel un Etat. Dans la réalité de l'en-réseau, l'Etre (disons l'étritude) est le libre mouvement des infos et la perception intellective des intellitions (par abduction des non-dits : "lire entre les lignes"). Il faut accepter que ce mouvement est "glocal" - de local et de global, c'est ce que j'ai compris comme l'interligence des choses, "le réseau des réseaux" de Pouzin, mais étendu au "tout est lié".

Interdire le capitalisme du big data fondé sur le depeçage de la sphère individuelle

Le "big-data" est une fumisterie du "big-gang". Les données sont des reflets des faits. Les big-data c'est le bruit. On a toujours étudié le bruit. Les faits humains sont d'abord des actes de pensée qui sont dans leur plus grande part motivés par des qualia (ressentis), dans le cadre de leur "mnème", c'est à dire l'ensemble des traces du passé qui détermine les avenirs possibles d'une quiddité. Nul ne peut atteindre les qualia, ce que le big-data tente de faire est de les supputer (comme la physique statistique cherche à calculer les probabilité quantiques).

Je vois l'idée, mais je ne suis pas persuadé d'une exploitation du big data réservés à de seuls cercles présumés vertueux. A titre indicatif, le monde associatif est souvent bien plus "sauvage" que le monde de l'entreprise. Bien entendu l'idée libérale, doit comporter des gardes fous (resucée de l'anti-trust en quelque sorte)

Accepter enfin un peu de de-complexification de la société et des structures, c'et l'adaptation à l'oeuvre. S'opposer à cela c'est reculer pour mieux sauter.

La décomplexification c'est le cadavre. Ce qui est ici en jeu ici est la simplexité (comment faire croire à l'utilisateur que c'est simple - c'est le plus complexe : très difficile de faire simple - Ockham s'est planté en croyant qu'en réduisant la complexité l'on aurait la vérité).

J'ai mis du temps à accepter cette notion un peu contre intuitive. Je l'accepte volontiers dans la mesure où en effet actuellement il y a un gap vertigineux entre en haut et en bas. Et tant qu'il n'y a pas de rapprochement, cela reste extrêmement dangereux, socialement parlant. 

Attention: plus de haut ni de bas dans la complexité quantico-relative : que des oui/non en réseau.

Par contre la complexité est l'apport néguentropique de l'espéce, ou ne peut pas s'en débarrasser totalement.

Oui l'apport néguentropique (résultat de l'expression du capax) apparait avec les solutions nouvelles adoptées (qui sont effectivement des espèces - biologique, économiques, politiques, etc. nouvelles).

Et l'on ne peut pas s'en débarasser totalement car elle peut réapparaître ou muter. C'est de la statistique.

Par exemple, il n'existe plus grand chose (quantitativement) issu du savant isolé, les apports sont le fait de ramifications complexes et cela va se compliquer encore. Prions plutôt pour avoir les outils de la complexité - Genre : la souris de Rank xerox, contre le mode texte (Apple n'a rien inventé à part le marketing pseudo-éliste)

En fait tout le monde est un savant isolé, en soi. Mais selon les époques l'isolation (inverse de l'interligence) était plus forte. Il y a eu les mages, les maîtres (Thales/Anaximandre), les écoles (académie, lycée, schole), le modernité née d'Ockham et le débat public de Gutemberg, les systèmes de Descartes et Kant, etc. La souris est de mon collègue de Tymshare, Doug Engelbart (on avait un parking commun avec Apple).

Et donc la poussée idéaliste face à ce que la scholastique semblait bloquer face au présentiment de la complexité lue par Thomas d'Aquin (de ente et essentia) dans Aristote ("une petite erreur au commencement devient grande à la fin" - Traité du Ciel) : les bugs d'Ockham [le rasoir pour la brimer] et de Descartes [présomtion intellectuelle de la quatrième règle de la méthode].

Maintenant, c'est sur quoi je travaille ( https://irhm.mp/index.php/Rapport_2019_du_S7) : ce sont les accadémies des sciences qui identifie que les avancées d'aujourd'hui viennent aussi par la science citoyenne/hors murs, munie des maoyens d'accès et de traitement de l'information que les savants isolés choisissent et mette en oeuvre (artisanat intellectuel) librement et pour moins cher que l'intramuros.

Cela veut dire renvoyer au travail productif les foules qui ont été canalisées vers le tertiaire virtualisé.

C'est cela la nouveauté contexturelle : les foules acquièrent la sapience (savoirs livresques devenus numériques et autocorrectifs par l'IA) nécessaire pour s'autocanaliser vers les réponses à leurs besoins. Et pour l'instant les politiques n'ont pas encore suivi.

Peut-être.

Fermer les institutions toxiques.

On ne peut pas être contre, qualifiées comme cela

De-fragiliser

Oui

Remettre l'informatique à sa juste place partout où elle n'a rien apporté en termes de productivité (les chiffres sont caviardés depuis au moins quarante ans) et de l'aveu même de ceux qui l'enseignent le frein dans le médical reste au pupitrage des données - combien de millions d'heures-medecin et heures-infirmières volatilisés sur des logiciels nullement optimisés du point de vue ergonomie, puisque les cahiers des charges sont élaborés par et pour les besoins des administratifs: cela libérerait un paquet de monde aux soins!

Très juste - Mais même remarque que précédemment, plutôt appeler à des sauts ergonomiques. La carte vitale, honnie en son temps, a permis de simplifier les saisies sur les logiciels pro. Cela dit l'ennemi est plutôt l'administration qui se défausse que les outils eux mèmes. A chaque "gain de productivité", elle demande le double. En ce qui concerne les pro de santé, il a été facile d'en faire une variable économique compressible comme un citron, dans la mesure où, à l'inverse de conducteurs de train etc, leurs grèves n'avaient aucune répercussion sensible. Un simple badge "je suis en grève" n'a jamais donné la pétoche aux tutelles.

A mon avis le problème est culturel. On demande à l'informatique de faire le travail d'autrefois. Elle le fait, mais cela fait perdurer autrefois et ses structures de gestion qui n'ont aucune motivation pour réclamer une suite optimisée. Celle-ci viendra des catas. Ex. le COVID19. En échange j'appelle au COVIE21 (21 ème siécle/2020). http://covie21.org. Maintenant il faut des idées !

Sauver le plus grand nombre : les petits, les indépendants, les micro-entrepreneurs... les libéraux!

Bah comme on est dans le lot, on applaudit. Un retour des corporations (scuzzi, je suis dans la lecture de Brasillach comme tu le sais)

Très certainement ! mais à l'aulne du 21e sicècle et des solutions (encore brimées par la dette technique) que réclamait le jeune XXe.

jfc


...


On 10/04/2020 03:47, Jefsey wrote: Une autre pandémie se répand : outre celle du covid vs humain et covid vs hopital. C'est celle de l'angoisse d'un internet chinois en fin de confinement. Cela provient d'une proposition chinoise de 2018 à l'UIT pour revoir l'architecture internet à l'horizon ... 2030.

Dans la réalité l'ETSI (standardisation EU a annoncé le 7 avril le lancement d'un groupe d'étude pour une 5G non IP tirant la leçon des coûts et limitations de la 4G sous TCP/IP)¨.L'interessant ý

 court 

terme sont les réactions à l'IETF où le fond des préoccupations sérieuses porte sur la "réalité du net" vs. la "neutralité du net" (càd. pas de traffic préférentiel) en contexte "marché" comme les USA. Ce qui transparait de certaines remaques de techies très sè©rieux est que la non-saturation et la survie médicale/économique risque de dépendre du bon vouloir de Netflix à ne pas saturer la bande passante où les opérateurs ne peuvent pas privilégier les traffics. Les USA n'ont pas encore confiné leur centaine de millions de TV. Nous n'avons pas les masques que le "marché" aurait du produire. Les USA risquent de manquer de la bande passante que le "marché" aurait dû susciter. Nous allons avoir un boom sur l'internet satellitaire et donc sans doute une meilleure desserte des pays en développement.

En fait, le crast-test de notre société post-moderne et sa nouvelle homéodynamique globale risque de se jouer là. Si on ferme les TV : on fera sortir les gens. Une autre version de "panem et circenses" ?

jfc