C87

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Cher Monsieur,

je viens de tomber sur votre Tipee où je me suis rajouté avec mes modestes moyens de retraité. Vos réponses à des contacts récents montrent que vous êtes toujours opérationnel. Je m'en réjouis !

Mon orientation actuelle est celle de l'approfondissement du "Hors Murs", c'est à dire du niveau de la science et recherche citoyenne équivalent universitaire et institutionnel grâce au numérique et à l'ouverture informationnelle, qu'identifie le S7 (sommet des académies de sciences du G7). Mon domaine technologique personnel vous paraîtra sans doute "ésotérique" : c'est celui de la résolution du "BUG"/pandémie mentale du numérique (standardisation "By Being Unilaterally Global" - c.à.d la standardisation pour, et limitée aux choix des GAFGovs) que personne ne songe à questionner, alors qu'il s'agit de la négation de l'autonomie numérique de la "personne humaine" et sa réduction à un individu écodigital.

C'est ce que j'appelle la "théologie des machines", passage du "deus ex machina" de Thales à l'"homo plus machina" actuel, opposé par l'"intelligent redesign" de Google/Kurzweil, etc. Notre temps (Poincaré) a découvert la complexite (suivi des Einstein, Plank, Heidegger...) et la vicariance mentale artificielle (Leibnitz, Turing, McCarthy, Minsky) qui nous permet d'envisager l'exploration abductive de son "interligence" (le "tout est lié" de Laudato Si').

Pour cela, l'agora intellectuelle Aristote, Jésus, Saint-Tomas, Eglise permet l'analyse "diktyologique" (science de l'"en réseau" qui est sans doute aussi celle de la nature de l'Etre) la plus documentée, controversée, réfutée (au sens scientifique).

Comme fil directeur j'utilise la notion de "sapience", c'est à dire le savoir livresque personnel, mais à l'heure de l'IA et des archives et réflexions numériques dynamiques. Ce qui repose sur l'écrit digital(isé). Je suis donc preneur de toute source scripturale pour réfléchir et comprendre ce que la vicariance artificielle peut apporter à la "sapitation" (transformation d'une connaissance en savoir, et donc définition de la nature du savoir et de ses relations au vrai - pour l'homme, la machine, les données, les qualia, les "supputées", etc. et dans le monde concret les nomologies juridiques, technologiques, économiques, ecclésiales (pro vobis) qui s'y rattachent en relation avec la multitudinité humaine (pro multis) et la trinité divine.

La recherche dans ce domaine réclame une coopération avec l'universitaire et un accès aux sources à "prix étudiant". Je suis inscris au Centre Universitaire Diocésain (Montpellier, donc Toulouse) mais pour un plein accès aux tarifs et colloques étudiants je dois entrer en école docotale. C'était prévu il y a deux ans, mais au dernier moment mon Directeur de Thèse a eu un empèchement. L'année dernière j'ai focalisé sur les méthodes/moyens. L'ennui est de trouver un Directeur de Thèse non dépassé par le sujet (je compte me cantonner dans une trame sciences humaines augmentées : méthodologie de la sapience - interdisciplinarité humanumérique - mais les retombées touchent à beaucoup).

Pour l'instant j'ai quatre questions :

1. à Monpellier j'ai François Lavigne, universitaire philo, qui contribuait au centre diocésain. Ses colloques peuvent-ils être interessants ?

2. je connais assez bien Olivier Auber, Univesité Libre de Bruxelles qui a publié cette année (j'était un des relecteurs) l'Anoptikon pour lequel j'ai engagé un site de discussion éventuelle (http://anoptica.mp) qui pose la question de l'être en réseau, par exemple l'Etat en réseau, mais avec une pré-post-face de Pilipe Quéau qui en profite pour poser la question au passage de la kénose du Père et donc du réseau trinitaire.

3. Je suis bien perplexe devant la question du revelabile de Saint Thomas : où puis-je trouver une étude à ce sujet.

4. je voudrais utiliser, pour tester la mathétique que permet (ou pas ?) le numérique, une mise en forme de "Raisonner en vérité" de Couilleau et "Le thomisme" de Gilson.

  • Il sembe en effet que le problème principal d'appropriation humaine du numérique en soit la présentation (couche 6 du modèle OSI, absente de l'internet) et la conception orthotypographique. La couche 6 m'a été bloquée stratégiquement en 1986 par le régalien US (c'était de ma responsabilité pour les opérateurs publics internationaux). Ils ont levé leur "ban" le 1.10.2016 mais sans encore grand effet pratique. Le problème pour eux était qu'elle induit une capacité de souveraineté personnelle et internationale privée (comparable à celle d'un navire, Platon : il y a le mort, le vivbant et le Timonier [gubernetes]). Cela était incompatible avec l'Etat moderne et l'est toujours en partie avec le "droit" actuel. Et avec l'harmonisation des outils de pensée humain. Et la paix cybernétique.
  • Couilleau a mis son bouquin en numérique. Le livre de Gilson ne l'est pas. Il est chez Persée (dans une typo peu agréable). Pourait-il y avoir une ouverture ? Je peux aussi faire la scannerisation moi-même pour mon compte, mais cela sera moins bien fait.